C’était une belle journée pour aller au Salon du livre à Edmundston aujourd’hui. Il faisait 14 degré celcius dans le jeep, sous un beau soleil. On était venu hier, jeudi le 16 avril vers 18h00 pour l’ouverture, et il pleuvait légèrement.
Mais moi, je venais presqu’exclusivement pour voir Dany Turcotte et Geneviève Brouillette qu’on a pu voir, moi et Lyne, jouer dans District 31. Mais ils n’allaient être là que le lendemain, vendredi, c’est-à-dire aujourd’hui.

Quand on est venu hier, jeudi, Lyne a acheté pour environ 120 $ de livres. C’est une pas mal plus grosse liseuse que moi. Elle s’endort presque toutes les soirs avec un livre entre les mains.
Mais on n’est pas resté longtemps au salon ce soir-là. Faut dire qu’il commençait à faire chaud. Pis les deux personnes que je voulais voir n’était pas là.
Mais quand on est revenu le lendemain, vendredi, avec le beau soleil,, on a étiré ça un peu plus. Et qui est-ce qu’on ne voit pas qui nous suivait jusqu’aux portes d’entrées, Dany Turcotte.
Une première rencontre…
Je l’ai salué. Il m’a dit, « Allo. » Et a ajouté avec un sourire, « Il fait beau hein? Fait presque trop beau pour venir au Salon du livre. »
« Ouin, y a pas trop de monde dans le parking, » que je lui ai dit. Et en bon gentleman, derrière mon t-shirt de Jimi Hendrix mauve et mon jacket de Pattison noir, j’ai ouvert la porte pour Lyne et pour lui.
En entrant dans le gymnase où se trouvait le Salon, après avoir traversé le grand hall d’accueil, j’ai dit à Lyne, « Elle est là. » Geneviève Brouillette. Puis on est allé se planter comme deux niaiseux devant son petit kiosque.
Personne ne semblait savoir quoi dire, jusqu’à ce que Lyne (une chance qu’elle était là), prenne son livre et que Geneviève commence à nous expliquer l’histoire. C’était son premier roman.
Et elle nous a même dit qu’elle était en train d’en écrire une version filmatographique. Le titre : Traverser la tempête avec un sombrero. C’est une histoire qui se passe un peu au Mexique, un peu à Montréal, et quelque part d’autre dont je ne me rappelle plus.
J’ai dit, « Je l’prends. Où est-ce qu’on paye ça? » Elle nous a pointé deux endroits. J’en ai choisis un, un peu plus loin. « Je vais aller payer ça au petit monsieur là-bas, »que je lui ai dit, en espérant qu’elle ne pense pas que je me pousse avec sans payer.
Alors que j’attendais devant le comptoir pour payer, Lyne m’a dit dit, avec un sourire en coin, « Tu as l’air d’un vrai p’tit enfant. » Après avoir tapé ma carte de guichet sur la machine et pris ma facture, je me suis empressé de retourner voir Geneviève.
Deux dédicaces
Comme dédicace elle m’a écrit : Pour Guy, parce que toutes les tempêtes finissent par passer… signée Geneviève Brouillette. J’ai dit à Lyne, quand je l’ai finalement lu un peu plus loin, « Ça va bein avec mon cancer. »
Là, on n’attendait plus que Dany Turcotte. Il était supposé être là à18h30. Il nous restait un bon 30 minutes à attendre. On est allé prendre l’air dehors et s’asseoir dans le jeep les fenêtres ouvertes. Parce qu’on commençait sérieusement à crever l’intérieur.
Quand on est finalement retourner au Salon, on est allé directement au petit kiosque où se trouvait Dany Turcotte. Mais il y avait déjà une femme qui parlait avec lui. Lyne m’a dit, « Va acheter son livre et tu reviendras le faire dédicacer. » C’est ce que j’ai fait.
Dany a demandé en prenant le livre que je lui ai amené, et en regardant Lyne, « Je fais ça à quel nom? »
« Guy, » que je lui ai dit.
Et avant de s’exécuter il m’a dit, « J’espère que tu vas avoir autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. » Il me semble que j’avais un p’tit sourire niaiseux après qu’il eu dit ça, parce que je ne savais pas quoi répondre.
Comme dédicace il m’a écrit : Salut Guy ! Lire, rire et réfléchir ! C’était pour lui aussi, non pas son premier livre, mais son premier roman. Les Belhumeur. Et il nous a dit qu’il y en avait un autre en chemin.
Lyne lui a demandé, « C’est pas une suite? » Parce que beaucoup d’auteurs au Salon semble friand de ça. Des trilogies surtout. Ça vient qu’à coûter cher. Elle venait d’ailleurs d’en acheté une la veille.
« Non, non, » qu’il a dit en lui souriant. « Ça ne se suit pas. » Je lui ai souri à mon tour en le remerciant, tout en tenant son livre à la main, et on est parti.
« Un vrai p’tit enfant… »
Quand on me regarde aller, c’est à se demander si je vais au Salon du livre vraiment pour les livres comme Lyne, ou juste pour rencontrer des personnalités connues.
L’année passé c’était Ghislain Taschereau des Bleu Poudre. Une autre année c’était la comédienne Claire Pimparé qui incarnait Passe-Carreau dans l’émission pour enfant Passe-Partout.
Aujourd’hui, ou devrais-je dire cette année, j’en ai eu deux pour le prix d’un. Je me demande qui ça va être l’année prochaine.
